Pourquoi voyager loin ?

 

Il est des contrées lointaines

riches de mille merveilles

sur qui des hommes veillent

pour le plaisir d’énergumènes

qui ne regardent même pas

ce qu’il y a autour d’eux

alors qu’il est fabuleux

d’aller y poser quelques pas.

C’est ce que l’on m’a montré aujourd’hui

Ignoré de toute mon enfance

Non par dédain ou négligence

Mais parce que j’y voyais que l’ennui

Alors que je courais tous les jeudis

Libre et sans aucune défiance

Quand on est le roi de l’existence

Puisqu’on me pardonne d’être petit.

Partir d’Hérépian pour la balade,

Gravir peu à peu en marchant à pieds

Pour arriver sur de rugueux rochers,

C’est là-haut la crête de Labbade

Avec le vent qui souffle l’aubade

Puis descendre toujours par des sentiers

Tout en bas vers de petits clochers

Croisés au cours de la promenade

Qui s’en remonte aux orgues de Taussac

Où le vent continue sa romance

Se fichant de toutes doléances

Quelle que soit la charge de ton sac

Même à sa fin en simple cul-de-sac,

Offrant à voir toutes les nuances

Qui varient selon les circonstances

D’état de forme, d’envie et de « gnac ».

Il faut parcourir un chemin de croix,

Croix de Tribes et celles de Capimont

Se laisser aller comme un vagabond

Vers le village que l’on aperçoit

Au travers des feuillages, buis et bois

Pour revenir par des ceps verdoyants

Jusqu’aux maisons qui se disent : «  Hérépian »

Car cela ne demande aucun exploit…

 

Dany (la Marmotte) Hérépian le 6 mai 2010

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